dimanche 15 décembre 2019

Mon nouveau livre


Parler de mon expérience est essentiel, car c'est elle qui me fait progresser chaque jour. Chaque cas est un cas particulier et s'il y a parfois des similitudes, il est bien difficile de déterminer une constante quelconque.
Mais il faut bien essayer de mettre au moins de l'ordre dans ce retour sur une pratique en perpétuelle évolution.
J'ai la chance de partager cette pratique avec d'autres personnes qui apportent régulièrement leur point de vue ou leurs découvertes. C'est un enrichissement permanent, qu'elles en soient justement remerciées.
Mon terrain d'expérience est entre la ville et la campagne, il est large, car j'interviens dans différentes régions de France même si Auvergne Rhône Alpes reste ma région de prédilection.
Au-delà d'une communication sur le quotidien, j'ai développé une écoute profonde du monde animal dans ses dimensions subtiles, transgénérationnelle ou spirituelle.
C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble.

À commander aux Éditions de Môzin: ed.mozin@sfr.fr

lundi 2 décembre 2019

Notre alimentation de demain, la clean meat ?


La science-fiction nous prédisait dans les années 50 (1950 !) que nous n'aurions bientôt plus que des pilules à nous mettre sous la dent, aujourd'hui c'est de la viande de substitution dont il est question et pas seulement la viande, mais aussi le lait et les œufs et il ne s'agit pas de demain, mais… de ce soir !
Pourquoi un tel engouement pour la "substitution" ? La manne financière est tout simplement énorme, ÉNORME !
Le bien-être animal ? Même pas, seulement le profit, rien que le profit. L'animal d'élevage disparaît totalement de la planète. Utopie ?
Le berger du Sahel qui survit grâce à ses trois chèvres va-t-il renoncer à son mode de vie ? Va-t-on l'éradiquer lui aussi ? 


"Cause animale, cause du capital" de Jocelyne Porcher nous fait passer de "l'utopie" à la réalité bien loin de ce que l'on pouvait imaginer.
Une sacrée réflexion et un salutaire avertissement.
Bonne lecture.

mercredi 25 septembre 2019

Une histoire qui se répète.



Si ce n'était pas tragique, on pourrait en rire. En 1934 c'est-à-dire il y a 85 ans le problème était déjà bien identifié et le président des États Unis, conscient qu'il "fallait faire quelque chose ".
Voici ce que cela a donné…
"Le 10 mars 1934, le secrétaire américain à l'Agriculture, Henry Wallace, nomma le caricaturiste politique Jay Norwood "Ding" Darling, chef du Bureau of Biological Survey des États-Unis. Darling a demandé à plusieurs reprises au Congrès de financer des travaux de conservation de l’environnement dans tout le pays, mais il ne l’a pas fait.
Jay Norwood Darling
 
Frustré par le manque de financement pour préserver et rétablir la faune, Darling démissionna de son poste à la fin de 1935. À la demande de Darling, le président Franklin Delano Roosevelt a convoqué la North American Wildlife Conference à Washington, DC dans le but de réunir des individus, des organisations et des organismes intéressés par la restauration et la conservation des ressources fauniques.
La Conférence nord-américaine sur la faune a eu lieu du 3 au 7 février 1936. Avec plus de 1 000 personnes présentes, il y avait des habitants de tous les États américains, un du Canada et un du Mexique. Lors de la conférence, Darling a parlé avec passion de la contamination des ressources environnementales des États-Unis, qui selon lui résultait d'années de négligence. Darling a critiqué des personnes qui se considéraient comme des défenseurs de l'environnement, mais dont les actions se limitaient à suspendre une mangeoire à oiseaux et à s'abonner à un magazine de plein air. Darling a déclaré qu'une action véritable était nécessaire pour réparer les dommages déjà causés. Darling a encouragé les électeurs à voter contre des candidats politiques ayant refusé d'aider l'environnement. Lors de la conférence du 5 février 1936, une organisation appelée Fédération générale de la faune est créée. Darling a été élu premier président de l'organisation. Ses premiers vice-présidents étaient l'ancien sénateur Frederic C. Walcott , LT Quinn et William L. Finley . Le groupe avait pour mission d’organiser toutes les parties intéressées par la restauration et la conservation de la faune sauvage, d’élaborer un plan détaillé de restauration et de conservation de la faune sauvage et d’éduquer le public sur la restauration et la conservation de la faune sauvage."

Darling démissionne au bout d'une année, ce qui nous rappelle quelque chose, mais surtout il démissionne pour les mêmes raisons que tous les ministres de l'écologie actuels: le manque de moyens et de volonté. Quatre-vingt-cinq ans plus tard, nous faisons les mêmes erreurs et nous  croyons toujours que les politiques sont ceux qui vont nous sortir de l'impasse !
À noter également que les solutions proposées: "organiser toutes les parties intéressées par la restauration et la conservation de la faune sauvage, d’élaborer un plan détaillé de restauration et de conservation de la faune sauvage et d’éduquer le public sur la restauration et la conservation de la faune sauvage" sont toujours les mêmes.
L'avenir sera passionnant !

vendredi 23 août 2019

L'été des prédateurs…


Le loup dans le Jura ou l'ours dans les Pyrénées
La période estivale (été, estivants) est également celle de l'estive dans les montagnes. On mène les troupeaux en altitude pour qu'ils profitent de l'herbe des hauteurs riche en lumière et en arôme, ce qui donne au fromage un autre gout que celui du printemps ou des plaines.
Cette pratique est "naturelle", car les troupeaux sauvages d'eux-mêmes ont toujours accompli cette migration. Quand on revient à l'automne, l'herbe a poussé et les vallées sont plus accueillantes, moins soumises à la rigueur climatique des cimes.
Mais aujourd'hui la montagne se partage, ou devrait pouvoir se partager, car si les moutons garnissent les flancs des montagnes, les prédateurs sont également de la partie depuis trente ans maintenant. Et la rencontre entre troupeaux et prédateurs ne peut pas bien se passer. Un même territoire et deux logiques.
Le pastoralisme souffre et la biodiversité, si mal en point dans nos écosystèmes modernes, souffre également. Comment résoudre ce problème épineux ?

Loin de moi de proposer une solution toute faite, mais cette cohabitation doit être possible, nous en avons besoin les uns comme les autres. Pour l'heure, la société est divisée face à ce nouveau défi.
Du "tout contre" au "tout pour" et entre les deux, les autres qui voudraient bien vivre en paix avec tout le monde.
C'est un des problèmes de notre société moderne où la "Nature" est trop lointaine ou profondément méconnue. La réalité n'est pas la même selon son lieu de résidence, de vie ou d'origine.
La France est un pays où les origines familiales sont encore majoritairement rurales, mais maintenant cela remonte à quatre ou cinq générations. Ceci explique peut-être cette déconnexion d'avec la vie à la campagne. (Procès pour mauvais voisinage avec un coq matinal !)

À contrario ceux qui sont les acteurs du monde agricole en sont devenus des "spécialistes" comme des propriétaires exclusifs, dénigrant le droit aux autres d'arpenter ou de concevoir la nature comme un lieu de villégiature. Et c'est vrai également pour les deux animaux emblématiques de la prédation; le loup et l'ours. (Sans oublier le vautour !)
Pourtant ils sont là, que cela nous plaise ou pas, ils sont présents et à moins de les éradiquer par une chasse systématique, ils font partie de notre biotope.
Bref, il faut faire avec. C'est un enjeu passionnant et un défi pour notre société.
Si nous échouons, nous serons passés à côté d'une chance unique d'inverser la tendance destructrice de l'homme vis-à-vis de son environnement.
Aujourd'hui, l'enjeu climatique et plus largement environnemental nous force à regarder les "choses" autrement. ("Nouvelle image de la nature" de JB Callicot)
Arriverons-nous à trouver en nous les ressources nécessaires à cette cohabitation[1] apaisée et durable ? C'est plus qu'un souhait, cela doit devenir un but à atteindre.


[1] Hommes et loups, éleveurs et écolos, décideurs et grand public, etc.

mardi 23 avril 2019

L'art de faire tenir des pierres en équilibre

AFP, publié le dimanche 21 avril 2019 à 21h22
Ils défient la gravité en empilant les pierres pour construire de stupéfiantes sculptures: ce sont les adeptes du "stone stacking", l'art de faire tenir les pierres en équilibre, réunis ce week-end à Dunbar, sur la côte sud-est de l'Ecosse.
"L'empilement de pierres est l'une des formes d'art les plus anciennes" et "peut remonter aux origines de l'humanité", a expliqué à l'AFP James Craig Page, organisateur du championnat d'Europe de "Stone stacking", qui avait lieu samedi et dimanche.
Egalement appelée "rock balancing" ou "rock stacking", cette discipline été popularisée ces dernières années par le travail des artistes Bill Dan et Michael Grab, et jouit désormais de plusieurs compétitions internationales, a-t-il rappelé.
Concrètement, "l'équilibre de pierres" consiste à placer des cailloux de toutes formes et de toutes tailles les uns sur les autres pour produire des sculptures, abstraites la plupart du temps. Ciment et autres liants sont évidemment interdits: les pierres ne doivent tenir ensemble que grâce à l'équilibre et à la force de la gravité.
Pour en maîtriser les ficelles, "les compétences requises sont la patience, la concentration, l'amour de la nature et le... refus d'être malheureux!", témoigne James Craig Page.
Dimanche à Dunbar, au bord de la mer et sous un soleil radieux, les candidats en lice pour le titre de champion d'Europe ont rivalisé de patience et de créativité pour créer des sculptures étonnantes, parvenant à faire tenir en équilibre des blocs de pierre substantiels sur de simples cailloux.
Le gagnant, un Français répondant au pseudo "SP Ranza", a remporté un voyage au Llano Earth Art Festival, au Texas, pour participer au Championnat du monde 2020 de "rock stacking".
Pour se faire une idée:
https://www.google.com/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fsaudigazette.com.sa%2Fuploads%2Fimages%2F2019%2F04%2F22%2F1228969.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fsaudigazette.com.sa%2Farticle%2F563971&docid=VPqVi6x-k_D__M&tbnid=FkY6qPGWeP-khM%3A&vet=10ahUKEwjjw-ug9eXhAhUDzYUKHQ7lAHIQMwhQKA0wDQ..i&w=1000&h=665&client=firefox-b-d&bih=580&biw=1042&q=stone%20stacking&ved=0ahUKEwjjw-ug9eXhAhUDzYUKHQ7lAHIQMwhQKA0wDQ&iact=mrc&uact=8

samedi 6 avril 2019

Vaches sacrées, prolifération et violences politiques


Extrait d'un article de l'AFP au sujet des vaches sacrées qui prolifèrent en Inde et deviennent un véritable fléau pour les agriculteurs.
Une situation qui donne à réfléchir quant à la place de cet animal dans une société moderne où l'espace vital se resserre tous les jours.
La prolifération doit être régulée, mais comment ? L'animal est sacré et il est devenu un enjeu politique qui déclenche des violences terribles entre pro et anti. (lire la suite de l'article: https://actu.orange.fr/monde/dans-l-inde-de-modi-la-proliferation-de-vaches-errantes-mais-sacrees-CNT000001eKqup/photos/une-vache-errante-placee-dans-un-abri-improvise-a-pilani-dans-le-rajasthan-le-26-mars-2019-f949776ff35d35cba99b226f53435aa2.html)

À méditer…


AFP, publié le samedi 06 avril 2019 à 08h08

Dans l'Inde de Modi, la prolifération de vaches errantes mais sacrées

Raghuvir Singh Meena en a marre: les champs de pois chiches de cet agriculteur ne cessent d'être ravagés par des vaches errantes, dont la prolifération est symptomatique de l'Inde des nationalistes hindous, champions fervents de ce bovin sacré.
Les vaches rôdeuses sont devenues un casse-tête dans ce pays d'Asie du Sud de 1,25 milliard d'habitants. Depuis l'arrivée au pouvoir en 2014 des nationalistes hindous de Narendra Modi, qui brigue un deuxième mandat de Premier ministre à l'occasion des élections législatives qui débutent jeudi prochain, elles se sont propagées.
Le chef de gouvernement et son Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien) ont fait de la défense de la vache, animal révéré dans l'hindouisme, l'une des grandes causes de leur mandat. Ils ont multiplié les mesures de protection, des milices ont semé la terreur avec des lynchages perpétrés au nom de la vache.
Mais les agriculteurs, en majorité hindous, sont loin d'être enchantés. Ils accusent le BJP d'avoir, en causant une multiplication de vaches désœuvrées, créé une "nouvelle menace" pour leur mode de vie.
"Nous avons tout essayé, les épouvantails et les barbelés, mais les animaux errants ne manquent pas une occasion de dévorer nos cultures", rapporte Raghuvir Singh Meena, en promenant un regard mauvais sur ses champs du district de Pilani au Rajasthan, grand État de l'ouest de l'Inde.
Les nationalistes hindous "suivent leurs objectifs politiques, ils ne se soucient pas des agriculteurs pauvres", déplore-t-il.

samedi 2 mars 2019

Histoire d'hommes et de chiens


 Un très intéressant article diffusé par l'AFP.


Des hommes préhistoriques aimaient leurs chiens, jusque dans la tombe 

Photographie non datée montrant des os de chiens près de Barcelone où des communautés néolithiques il y a 6.000 ans accordaient un statut spécial aux canidés qui les suivaient jusque dans la tombe
©Janine HAIDAR, AFP

AFP, publié le vendredi 01 mars 2019 à 11h50

Il y a quelque 6.000 ans, des communautés néolithiques vivant près de ce qui est aujourd'hui Barcelone aimaient déjà beaucoup leurs chiens, jusque dans la tombe.
Des preuves archéologiques mises au jour sur au moins quatre sites montrent que ces hommes préhistoriques et leurs compagnons à quatre pattes vivaient ensemble, travaillaient ensemble, et partageaient le même régime alimentaire de graines et de légumes, selon une étude publiée récemment dans la revue Journal of Archaeological Science: Reports.
"Ces animaux étaient totalement intégrés dans ces communautés néolithiques", explique à l'AFP Silvia Albizuri, de l'Université de Barcelone.
Et ce statut spécial accordé aux canidés les suivait dans la tombe. Des squelettes partiels ou complets de chiens ont ainsi été retrouvés dans plus d'une vingtaine de tombes, placés avec soin aux côtés d'hommes, de femmes ou d'enfants.
Mais les animaux choisis pour passer l'éternité avec leurs maîtres en payaient le prix: ils étaient sacrifiés au moment des funérailles, selon l'étude.
Les restes retrouvés appartenaient à des chiens âgés de 1 à 6 ans, dont un quart entre 12 et 18 mois. "La sélection de chiots et d'animaux d'un an suggère un sacrifice", précise Silvia Albizuri.  
La préférence de ces communautés pour les jeunes chiens pourrait aussi être liée à une réticence à perdre les animaux plus âgés déjà dressés notamment pour garder les troupeaux.
- Des chiens pas mangés -
L'absence d'entailles sur les os des chiens laisse également penser que leur chair n'était pas découpée ou mangée avant l'inhumation.
Des chiens et des hommes enterrés côte à côte ont déjà été retrouvés sur d'autres sites du Néolithique dans le nord de l'Italie et le sud de la France, mais la tombe de Bobila Madurell, juste au nord de Barcelone, contenait plus de chiens que les autres, note l'étude.
Selon les scientifiques, les chiens ont probablement d'abord été utilisés par les hommes pour chasser.
Puis quand les hommes se sont sédentarisés et ont commencé à cultiver la terre, il y a 10.000 ans, ces canidés domestiques sont devenus des protecteurs contre les intrus ou les animaux sauvages, en particulier leur cousin sauvage, le loup. 
Ces populations ont également domestiqué d'autres animaux comme les moutons ou les chèvres.
"Les chiens jouaient un rôle important dans l'économie des populations du Néolithique, en prenant soin des troupeaux et des lieux de vie", notent les chercheurs.
Les chiens de taille moyenne (50 cm de haut pour 15 kilos) décrits dans l'étude ressemblent "aux chiens de berger des Pyrénées actuelles", note Silvia Albizuri.
Les os de bétail retrouvés dans les sites des sépultures en Espagne étaient éparpillés de façon hétéroclite, une autre preuve de la place spéciale réservée aux canidés néolithiques.
Environ 5.000 ans avant notre ère, quelques communautés importantes vivaient dans le sud de l'Europe, où existaient aussi quelques plus petits villages dans les plaines ou sur les collines. Les archéologues ont également retrouvé des vestiges de fermes, d'abris temporaires et de silos pour stocker le grain.