lundi 6 juillet 2020

Bien-être animal


Extrait d'un article publié par Alliance ELIANT.

Bien-être animal
Nos aïeux ont apprivoisé des animaux, les ont domestiqués, soignés et intégrés dans les écosystèmes agricoles. Ils faisaient jusqu'à un certain point partie de la famille et les deux profitaient mutuellement l'un de l'autre. Depuis qu'ils sont considérés comme des choses, comme des marchandises, la plus grande partie des animaux de l'agriculture vit dans des élevages de masse. Parqués dans les espaces les plus petits possibles, sans accès à l'air libre et souvent nourris sans tenir compte des besoins des différentes espèces parce qu'il faut faire le meilleur marché possible, ils endurent une existence indigne. Et il faut utiliser des tonnes d'antibiotiques pour que les animaux qui vivent dans ces conditions ne meurent pas de maladies, voir «Résistances aux antibiotiques». Car ce n'est qu'à ce prix que le consommateur peut se permettre de manger tous les jours de la viande bon marché – toutefois sans réaliser qu'elle n'est pas saine et que la production animale de masse nuit au climat.
Nous pouvons faire tout de suite les premiers pas: préférer les produits biologiques et régionaux ainsi que la viande provenant d'élevages respectueux des animaux – en la payant plus cher et en en consommant moins. Cela nous permet en effet de ménager le climat, de favoriser la production animale respectueuse des animaux et d'assumer nos responsabilités citoyennes à l'égard de la Terre et de ses créatures.

Retrouver le texte intégral:
Covid: Quelques points frappants;
OÙ EN SOMMES-NOUS?
QUE POUVONS-NOUS FAIRE?

mercredi 3 juin 2020

Ré-ensauvagement de la planète ?



LES MUSTANGS N'EN FINISSENT PLUS DE RECONQUÉRIR L'OUEST AMÉRICAIN



Impétueux et libres, quelque 34 000 mustangs sauvages galopent aujourd'hui dans les plaines américaines. A l'origine : des montures perdues par les Conquistadores, dès 1518, sur lesquelles se sont greffés des chevaux relâchés après la guerre de Sécession, la révolution industrielle et même la crise économique de 2008. De fait, "les chevaux domestiques montrent presque immédiatement un comportement et une organisation sociale semblables à ceux des chevaux sauvages ", explique la comportementaliste américaine Sue McDonnell. Et ces hardes débridées grossissent de 15 à 20 % par an. La plus noble conquête de l'homme n'est que temporaire...

Animaux qui retournent au monde "sauvage"[1].
Le plus étonnant, c'est que nombre d'entre eux parviennent à survivre dans la nature hostile… sans nous ! Sans la nourriture que nous leur livrions sur un plateau, sans notre protection face aux prédateurs, sans la chaleur de nos étables en hiver, sans nos soins vétérinaires - sans nos caresses affectueuses ! 
Vache Betizus dans les pyrénées
Plus troublant encore : certaines de ces espèces prospèrent même durablement au grand air. Jusqu'à faire peser de sérieuses menaces sur les écosystèmes en place, justifiant ces dernières années des programmes d'éradication de ces troupeaux d'un genre particulier. Salutaire ? Injuste ? C'est tout le débat, aujourd'hui à couteaux tirés, entre les partisans d'une biodiversité authentiquement sauvage et les défenseurs d'une autre biodiversité, issue de la domestication.




V.N. - SCIENCE & VIE N°1157 > Février > 2014
L'article en entier sur:
Le site où vous trouverez de multiples informations.
Un autre article sur la question.

Si certains liens ne sont pas fonctionnels, copiez l'adresse et glissez-là dans votre barre de recherche.




[1] À noter que cette dénomination de sauvage n'est apparut qu'en opposition au moment de l'élevage. Avant ils n'étaient pas "sauvages" !

La voie du Chamanisme pour imaginer le lien homme animal qui conduira à la "domestication".



La domestication d'une espèce, animale ou végétale, est l'acquisition, la perte ou le développement de caractères morphologiques, physiologiques ou comportementaux nouveaux et héréditaires, résultant d’une interaction prolongée, d'un contrôle voire d'une sélection délibérée de la part des communautés humaines.

Pendant les 20 000 ans du paléolithique, l'homme communique avec l' Esprit Animal grâce au chamanisme[1].
Mais l'animal communique également avec l'homme de la même façon.
Bisons, grotte d'Altamira
Quand l'homme "sort" de la nature au néolithique, l'animal ne désire pas rester en reste et demande à continuer cette communication spirituelle.
Mais un Nouveau Monde plus "matérialiste" se met en place.
Agriculture: prévisions, surproduction, stockage (greniers), propriété, etc.
L'élevage est le pendant de l'agriculture : Prévisions, stockage sur pied, espace de pacquages, parcage en hiver, propriété des espaces et des lieux de regroupement des troupeaux, chemins d'estive, etc.
Cet élevage répondant dans une certaine mesure à une continuation du partage spirituel développé pendant les 20 000 ans du paléolithique.
Les espèces domestiquées à cette époque sont à peu près les mêmes qu'aujourd'hui même si cela est très progressif, mais c'est un grand bouleversement dans la cosmovision humaine où le partage avec l'animal prend une tout autre voie. (de la prédation à l'élevage)
Mais 10 000 ans "d'élevage" aboutissent à la situation actuelle, preuve que le passage dans la "matière" n'est pas si aisé que cela.
On peut même dire que cette incarnation du "vivre ensemble dans le même monde matériel" a eu un effet destructeur pour l'équilibre homme/animal.
Des pratiques d'élevage plus vertueuses tout comme la communication animale tentent de rétablir cet équilibre. Tout du moins c'est ce que l'on peut espérer.
Le monde animal sauvage qui n'est pas soumis aux mêmes règles que celui de l'élevage vient de nous montrer sa vitalité lors du Covid 19 avec la présence d'animaux sauvages en ville, tout comme à Tchernobyl (1986), ou à La Nouvelle-Orléans après l'ouragan Katrina (2005), ou dans les pays du tsunami de 2004.

Dans ces lieux les animaux d'élevage sont redevenus libres et envahissent l'espace urbain (poules en liberté dans les rues de La Nouvelle-Orléans), sans parler des saumons de Norvège échappés de leurs élevages suite à la tempête de 2011.
Les cas sont nombreux et partout dans le monde.



C'est un autre sujet, celui du ré-ensauvagement de la planète.
À suivre…


[1] "Les chamanes de la préhistoire" Jean Clottes et David Lewis-William, ed la maison des rochers

dimanche 15 décembre 2019

Mon nouveau livre


Parler de mon expérience est essentiel, car c'est elle qui me fait progresser chaque jour. Chaque cas est un cas particulier et s'il y a parfois des similitudes, il est bien difficile de déterminer une constante quelconque.
Mais il faut bien essayer de mettre au moins de l'ordre dans ce retour sur une pratique en perpétuelle évolution.
J'ai la chance de partager cette pratique avec d'autres personnes qui apportent régulièrement leur point de vue ou leurs découvertes. C'est un enrichissement permanent, qu'elles en soient justement remerciées.
Mon terrain d'expérience est entre la ville et la campagne, il est large, car j'interviens dans différentes régions de France même si Auvergne Rhône Alpes reste ma région de prédilection.
Au-delà d'une communication sur le quotidien, j'ai développé une écoute profonde du monde animal dans ses dimensions subtiles, transgénérationnelle ou spirituelle.
C'est ce que je vous propose d'explorer ensemble.

À commander aux Éditions de Môzin: ed.mozin@sfr.fr

lundi 2 décembre 2019

Notre alimentation de demain, la clean meat ?


La science-fiction nous prédisait dans les années 50 (1950 !) que nous n'aurions bientôt plus que des pilules à nous mettre sous la dent, aujourd'hui c'est de la viande de substitution dont il est question et pas seulement la viande, mais aussi le lait et les œufs et il ne s'agit pas de demain, mais… de ce soir !
Pourquoi un tel engouement pour la "substitution" ? La manne financière est tout simplement énorme, ÉNORME !
Le bien-être animal ? Même pas, seulement le profit, rien que le profit. L'animal d'élevage disparaît totalement de la planète. Utopie ?
Le berger du Sahel qui survit grâce à ses trois chèvres va-t-il renoncer à son mode de vie ? Va-t-on l'éradiquer lui aussi ? 


"Cause animale, cause du capital" de Jocelyne Porcher nous fait passer de "l'utopie" à la réalité bien loin de ce que l'on pouvait imaginer.
Une sacrée réflexion et un salutaire avertissement.
Bonne lecture.

mercredi 25 septembre 2019

Une histoire qui se répète.



Si ce n'était pas tragique, on pourrait en rire. En 1934 c'est-à-dire il y a 85 ans le problème était déjà bien identifié et le président des États Unis, conscient qu'il "fallait faire quelque chose ".
Voici ce que cela a donné…
"Le 10 mars 1934, le secrétaire américain à l'Agriculture, Henry Wallace, nomma le caricaturiste politique Jay Norwood "Ding" Darling, chef du Bureau of Biological Survey des États-Unis. Darling a demandé à plusieurs reprises au Congrès de financer des travaux de conservation de l’environnement dans tout le pays, mais il ne l’a pas fait.
Jay Norwood Darling
 
Frustré par le manque de financement pour préserver et rétablir la faune, Darling démissionna de son poste à la fin de 1935. À la demande de Darling, le président Franklin Delano Roosevelt a convoqué la North American Wildlife Conference à Washington, DC dans le but de réunir des individus, des organisations et des organismes intéressés par la restauration et la conservation des ressources fauniques.
La Conférence nord-américaine sur la faune a eu lieu du 3 au 7 février 1936. Avec plus de 1 000 personnes présentes, il y avait des habitants de tous les États américains, un du Canada et un du Mexique. Lors de la conférence, Darling a parlé avec passion de la contamination des ressources environnementales des États-Unis, qui selon lui résultait d'années de négligence. Darling a critiqué des personnes qui se considéraient comme des défenseurs de l'environnement, mais dont les actions se limitaient à suspendre une mangeoire à oiseaux et à s'abonner à un magazine de plein air. Darling a déclaré qu'une action véritable était nécessaire pour réparer les dommages déjà causés. Darling a encouragé les électeurs à voter contre des candidats politiques ayant refusé d'aider l'environnement. Lors de la conférence du 5 février 1936, une organisation appelée Fédération générale de la faune est créée. Darling a été élu premier président de l'organisation. Ses premiers vice-présidents étaient l'ancien sénateur Frederic C. Walcott , LT Quinn et William L. Finley . Le groupe avait pour mission d’organiser toutes les parties intéressées par la restauration et la conservation de la faune sauvage, d’élaborer un plan détaillé de restauration et de conservation de la faune sauvage et d’éduquer le public sur la restauration et la conservation de la faune sauvage."

Darling démissionne au bout d'une année, ce qui nous rappelle quelque chose, mais surtout il démissionne pour les mêmes raisons que tous les ministres de l'écologie actuels: le manque de moyens et de volonté. Quatre-vingt-cinq ans plus tard, nous faisons les mêmes erreurs et nous  croyons toujours que les politiques sont ceux qui vont nous sortir de l'impasse !
À noter également que les solutions proposées: "organiser toutes les parties intéressées par la restauration et la conservation de la faune sauvage, d’élaborer un plan détaillé de restauration et de conservation de la faune sauvage et d’éduquer le public sur la restauration et la conservation de la faune sauvage" sont toujours les mêmes.
L'avenir sera passionnant !

vendredi 23 août 2019

L'été des prédateurs…


Le loup dans le Jura ou l'ours dans les Pyrénées
La période estivale (été, estivants) est également celle de l'estive dans les montagnes. On mène les troupeaux en altitude pour qu'ils profitent de l'herbe des hauteurs riche en lumière et en arôme, ce qui donne au fromage un autre gout que celui du printemps ou des plaines.
Cette pratique est "naturelle", car les troupeaux sauvages d'eux-mêmes ont toujours accompli cette migration. Quand on revient à l'automne, l'herbe a poussé et les vallées sont plus accueillantes, moins soumises à la rigueur climatique des cimes.
Mais aujourd'hui la montagne se partage, ou devrait pouvoir se partager, car si les moutons garnissent les flancs des montagnes, les prédateurs sont également de la partie depuis trente ans maintenant. Et la rencontre entre troupeaux et prédateurs ne peut pas bien se passer. Un même territoire et deux logiques.
Le pastoralisme souffre et la biodiversité, si mal en point dans nos écosystèmes modernes, souffre également. Comment résoudre ce problème épineux ?

Loin de moi de proposer une solution toute faite, mais cette cohabitation doit être possible, nous en avons besoin les uns comme les autres. Pour l'heure, la société est divisée face à ce nouveau défi.
Du "tout contre" au "tout pour" et entre les deux, les autres qui voudraient bien vivre en paix avec tout le monde.
C'est un des problèmes de notre société moderne où la "Nature" est trop lointaine ou profondément méconnue. La réalité n'est pas la même selon son lieu de résidence, de vie ou d'origine.
La France est un pays où les origines familiales sont encore majoritairement rurales, mais maintenant cela remonte à quatre ou cinq générations. Ceci explique peut-être cette déconnexion d'avec la vie à la campagne. (Procès pour mauvais voisinage avec un coq matinal !)

À contrario ceux qui sont les acteurs du monde agricole en sont devenus des "spécialistes" comme des propriétaires exclusifs, dénigrant le droit aux autres d'arpenter ou de concevoir la nature comme un lieu de villégiature. Et c'est vrai également pour les deux animaux emblématiques de la prédation; le loup et l'ours. (Sans oublier le vautour !)
Pourtant ils sont là, que cela nous plaise ou pas, ils sont présents et à moins de les éradiquer par une chasse systématique, ils font partie de notre biotope.
Bref, il faut faire avec. C'est un enjeu passionnant et un défi pour notre société.
Si nous échouons, nous serons passés à côté d'une chance unique d'inverser la tendance destructrice de l'homme vis-à-vis de son environnement.
Aujourd'hui, l'enjeu climatique et plus largement environnemental nous force à regarder les "choses" autrement. ("Nouvelle image de la nature" de JB Callicot)
Arriverons-nous à trouver en nous les ressources nécessaires à cette cohabitation[1] apaisée et durable ? C'est plus qu'un souhait, cela doit devenir un but à atteindre.


[1] Hommes et loups, éleveurs et écolos, décideurs et grand public, etc.