mercredi 26 juillet 2017

Loup-émissaire...

Artigues : pour le maire, les loups seraient responsables des incendies.

" Pour Gabriel Magne, le maire d'Artigues, cette propagation ultra-rapide est due à la présence des loups. Un éleveur va dans le même sens que lui : "Avec les loups, on ne peut plus aller en forêt et faire le débroussaillement. Avec les troupeaux, on était payé pour débroussailler les pare-feux", explique Gilbert Villa, dans Var Matin. "Cette herbe sèche favorise les départs de feu plus rapidement qu'avant", souligne le maire, Gabriel Magne".

L'art et la manière de mettre le loup à toutes les sauces ! Les incendies ravagent des hectares en Corse, et il n'y a pas de loup sur l'ile ! Mais peut-être des incendiaires, des mégots, des bbq et trop de monde en certains endroits comme partout dans le sud. Et surtout cette année la sécheresse est là depuis la fin du printemps. Mais le loup ! c'est toujours une pierre à mettre dans le jardin des pros…
Loup-pompier !
À suivre…

 

lundi 24 juillet 2017

Alimentation, agriculture, changement de modèle ? À suivre...

 

Réalité ou poudre aux yeux ?
Deux articles et surtout déclarations au moment des États généraux de l'alimentation.
La première qui prend la "parole" c'est Christiane Lambert la nouvelle présidente de la FNSEA.
Le second c'est un distributeur, Michel Édouard Leclerc.
Ces deux discours demandent un changement de direction et de relations entre les producteurs et les distributeurs au "profit" des consommateurs... qui ne s'expriment pas encore. Donc à suivre...



http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/07/17/31003-20170717ARTFIG00069-christiane-lambert-stopper-la-spirale-du-declin-de-l-agriculture-par-un-sursaut-collectif.php

 












Le loup, un problème ?


 Extrait d'un article à retrouver sur France-info

Quel est notre problème avec le loup ?
Depuis son retour en France, au début des années 1990, le loup concentre les passions. Pour comprendre le débat autour de sa présence, France-info a interrogé Geneviève Carbone, ethnozoologue et spécialiste du "canis lupus". 
Cela fait vingt ans que le loup vit en France et on assiste encore à des manifestations anti-loups. Pourquoi le débat autour de sa présence reste-t-il si sensible ?  
Je pense que le cœur du débat est là. C'est triste d'opposer les pros et les anti. On ne peut pas être dans la posture avec le loup et le pastoralisme. Être éleveur en montagne, c'est vraiment dur. Et c'était peut-être trop de dire que "le retour du loup c'est fabuleux, le monde revit"... Après, pourquoi les hommes politiques se sont emparés de ce problème alors que cinq ans avant, les éleveurs pouvaient crever sur leurs alpages ? Le loup a été instrumentalisé, d'un côté comme de l'autre. 
Depuis 1993, les éleveurs cohabitent avec le loup chaque année. C'est une réalité, qu'on la vive bien ou mal. Pourquoi ne se sert-on pas de ce qu'on a appris dans les premières années ? À l'époque, ce qu'on proposait, c'était de renforcer la présence de l'homme. Oui, il faut des chiens patous, des cabanes, du parcage, mais ce n'est pas ça qui règle la question. Il faut apporter une aide conséquente pour gérer le surcroît de fatigue et d'inquiétude lié au loup. Aller voir davantage les éleveurs, et pas seulement au moment des constats. Si l'on ne monte que pour les attaques, on n'aide pas à changer l'image du loup. 
Les tirs de prélèvements sont une mauvaise idée, selon vous ?
Mais on ne sait même pas ce qu'on prélève ! On tire à une soixantaine de mètres, alors je mets quiconque au défi de me dire s'il sait que c'est un mâle ou une femelle. On tire parce qu'on voit un loup ; quel est l'intérêt ? Cela n'a rien à voir avec un tir de défense qui se fait directement sur le troupeau, au moment de l'attaque. Le tir de prélèvement est totalement déconnecté d'une attaque. C'est une soupape de sécurité pour l'homme et ça n'a aucun effet positif sur le loup. L'animal ne peut pas le mettre en relation avec une prédation qui aurait eu lieu trois jours avant. Surtout que pour lui, il n'a rien fait de mal : il a juste mangé !
Mais que peuvent faire les éleveurs qui, aujourd'hui encore, subissent les attaques ?
Il faut admettre que le loup est là et qu'il faut modifier sa façon de travailler, même si c'est dur à entendre. Les éleveurs doivent changer d'état d'esprit et arrêter de se battre contre des moulins à vent. Mais pour ça, il faut les aider et pas seulement avec de beaux discours. Un berger ne peut pas assurer la présence, jour et nuit, sur une estive entière. Il faut mettre plus d'hommes !
Après, il n'y a pas de solution pérenne. Il existe des alpages où, dès qu'on met les patous, c'est réglé. Il y a des alpages où le terrain est tellement raide que si le loup arrive là, on sait qu'il va y avoir 30 ou 40 brebis avec les pattes cassées. Dans ce cas-là, ne pourrait-on pas négocier un changement d'alpage ? La solution ne peut pas se vivre comme un arrêté préfectoral, avec 40 loups à tuer pour cette année, mais comme une réflexion au niveau du territoire. Il faut penser avant d'agir. Le loup est un animal qui pose la complexité.
 


jeudi 25 mai 2017

Pas de solution qui ne soit politique !


Je suis toujours étonné de lire ici où là que le végétarisme serait une solution à l'élevage ou aux mauvais traitements des animaux. Devenir végétarien fait partie d'un choix personnel comme celui d'embrasser une religion. Cette religion n'étant en rien une solution toute faite pour résorber la misère du monde. Il y a là, dans cette idée fortement ancrée que le végétarisme viendrait soulager la cause de l'animal un non sens et surtout on lui fait endosser un emploi qui n'est pas celui qui lui est intrinsèquement dévolu.

Cela crée une opposition entre gentils végétariens et méchants consommateurs de viande. Ce qui est encore une fois aberrant.
Les mauvais traitements dans le monde de l'élevage existent, comme dans le monde du travail sans que cela soit systématique. Regardons les événements avec calme et discernement vers ceux des éleveurs qui ont trouvé leur point d'équilibre.
Un cheptel raisonnable en taille (une cinquantaine de vaches laitières par exemple), une alimentation fourrage exclusivement et une qualité de lait qui leur permet d'être en bio ou de fournir une laiterie qui fait de la production de fromage. Ou une production fromagère sur la ferme (avec une AOP si possible), mais avec plus de bêtes et de personnel.

L'élevage intensif ou industriel est récent en Europe et particulièrement en France. La majorité des fermes d'élevage comme de production laitière reste dans des proportions de troupeaux tout à fait raisonnables, exception faite de quelques fermes qui s'approchent plus de l'usine.
C'est un manque de personnel (rentabilité) qui est toujours à l'origine des mauvais traitements. Les cadences (surtout dans l'abattage), l'emploi systématique d'engins dans l'espace des animaux, des lieux inadaptés au confort de l'animal, des erreurs de conception dans l'aménagement des lieux d'élevages et également des concepts d'élevage qui ne prennent pas en compte la réalité de l'animal et de son parcours sur terre.
Tous ces problèmes ont une solution.
Revaloriser les métiers de la viande et du lait, payer les productions à un juste prix aux producteurs. Le juste prix permet d'avoir moins de bêtes ou d'embaucher du personnel. Donc une grande partie des solutions sont d'ordre économique et donc en soi, politiques.
La grande distribution, en France, qui fixe arbitrairement les prix est la première à porter une lourde responsabilité dans cette problématique.
Moins de viande et de lait, de meilleure qualité et à un juste prix pour tous et non pas au seul avantage de celui qui commercialise.
Cela peut paraître simpliste, mais c'est la base d'une évolution nécessaire pour que l'avenir de l'animal d'élevage soit moins problématique qu'aujourd'hui.

Mais nous citoyens consommateurs comment pouvons-nous intervenir dans ce système déjà établi ?
Changer nos habitudes et notre relation au commerce en privilégiant les circuits courts (AMAP, Coopératives, ventes directes, petits magasins de proximités et indépendants, etc.).
Mais le monde agricole doit lui aussi se diriger vers cette commercialisation de ses productions.
Et le monde politique doit s'investir dans ce sens, à nous de devenir très exigeants avec notre bulletin de vote! Les cantines scolaires, restaurants municipaux, d'entreprises, d'Ehpad, d'hôpitaux, tous ces lieux doivent bénéficier des circuits courts qui échappent au dumping commercial des grandes surfaces.
Je ne prône pas leur disparition, mais un retour à un juste équilibre dans la chaine des prix.
Pour vous en convaincre, regardez d'où viennent vos fruits et légumes et imaginez le trajet qu'accomplit le produit qui est devant vous sur les rayons de votre supermarché!
C'est donc un choix, une attitude pleinement humaine, qui nous élève dans notre cheminement terrestre, comme la communication avec le monde animal le fait.

À vos assiettes !

vendredi 14 avril 2017

De l'auroch et du cheval daté de 14000 ans !


 
Voici un article très intéressant qui prouve que l'on fait des découvertes tous les jours.

Des archéologues ont découvert un véritable trésor au pied du rocher de l’Impératrice, à Plougastel-Daoulas. Datées de 14 000 ans, ces plaquettes de schiste gravées seraient les plus anciennes œuvres d’art découvertes en Bretagne.
Qu’ont découvert les chercheurs ?
Ce sont quelques 45 plaquettes de schiste gravées qui ont été découvertes sur le site du rocher de l’Impératrice, en Bretagne. Si parmi elles, la pièce 741 (environ 30 cm de côté) baptisée « Kezeg brav » (« beau cheval » en breton) par les archéologues, arbore un magnifique cheval entièrement gravé sur les deux faces, une autre, découverte antérieurement, leur vole clairement la vedette. Il s’agit de la tablette 317, découverte deux ans plus tôt.
Tout comme la 741, elle est gravée des deux faces, mais représente la tête d’un auroch. D’un côté, on peut observer des rayons qui émanent de l’animal, à la manière d’une auréole. Baptisée « Buoc’h skedus » (« vache brillante » ou « taureau rayonnant »), elle interpelle les archéologues : « aucun équivalent d’animal « brillant » n’a pu être trouvé dans l’iconographie du paléolithique européen ».
La transition du style magdalénien au style azilien remise en question
« Les rayons ont été gravés après la tête de l’animal, et celui qui les a dessinés est repassé sur les cornes pour que l’auroch apparaisse bien au premier plan », a précisé au Monde Nicolas Naudinot, de l’université de Nice-Sophia-Antipolis, CNRS, et directeur de cette campagne de fouille commencée en 2013. Persuadés que ce genre de représentation n’est pas unique, les archéologues espèrent en exhumer beaucoup d’autres.
Nombreuses sont les hypothèses quant à ces découvertes. Si les chercheurs se demandent s’il s’agit de pièces sacrées, si elles avaient un rapport avec la chasse ou comment elles étaient disposées, c’est bien le style de ces œuvres qui les interpelle le plus. En effet, bien que de culture azilienne, dont la caractéristique principale est l’exposition de figures géométriques, il semblerait que le style représenté ici est plutôt magdalénien, qui se traduit par un fort naturalisme avec un sens aigu du détail et des proportions, en rupture avec la culture précédente.
S’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives de cette découverte, elle invite pourtant les chercheurs à considérer la tradition entre ces deux cultures comme étant plus graduelle qu’ils le supposaient.

dimanche 19 mars 2017

Les plantes aussi !




Quoi ? Les plantes se parlent ? Elles interagissent ?...
"Les plantes protègent les membres de leurs familles, s'écartent des étrangers et savent faire la différence entre elles-mêmes et les autres" (Susan Dudley) elles auraient donc une certaine "conscience de soi" ?
"Les plantes réagissent à la musique, ont un odorat, prennent des décisions des capacités qu'on ne leur reconnaissait que dans les contes de fées" ! Nous y voilas, on voudrait nous faire croire à des contes de fées et les doux dingues qui croient en toutes ces balivernes sont des rêveurs égarés…
À moins que nous soyons à l'aube d'une compréhension nouvelle du monde du végétal ! Et les scientifiques de toutes nationalités ne s'y trompent pas, partout dans le monde on s'intéresse au monde végétal, car il renferme en lui encore bien des mystères. Et surtout, ce que l'on découvre nous ouvre d'immenses perspectives pour le futur. C'est d'ailleurs sûrement cela qui booste la recherche !

"Nous avons longtemps pensé des plantes qu'elles se contentaient d'être là. Or elles savent beaucoup mieux se défendre que nous le supposions et elles sont créatrices de leur environnement. Il est prouvé que grâce à une communication d'ordre chimique, elles exercent un certain contrôle sur ce qui les entoure" (Meredith Biedrzycki).
Ainsi il nous est donné à penser que les plantes sont partie prenante de l'élaboration d'un paysage !
Les plantes communiquent entre elles par les racines et des réseaux de champignons, elles ont développé le WWW; Wood Wide Web !

(les extraits de texte sont tirés du livre de Florianne Koechlin et Denise Battaglia – Mozart und die List der Hirse; Natur neu denken)

Vous trouverez la totalité de cet article dans le Biodynamis-hors série n°19 de mars 2017- Partenariats botaniques en biodynamie.
Biodynamis 5 place de la Gare 68000 Colmar.

Bonne lecture printanière.
Le lutin de service.

mardi 7 mars 2017

Ils arrivent...


On vous l'avait dit, ils arrivent chez nous. La viticulture toujours en pointe est aux premiers rangs, bientôt plus d'humains dans les vignes ?
Le salon de l'agriculture a vu ses carnets de commandes se remplir de robots.
À suivre…



Dans les vignes, le robot viticole à chenilles automatise des tâches comme le désherbage et le travail du sol superficiel. (Tien Tran)