jeudi 18 août 2022

Le BEA ou bien être animal, qu'es a qu’o ?

Le BEA ou bien être animal, qu'es a qu’o ? 

C'est un texte législatif, en évolution, qui définit l'environnement, l'alimentation, la bonne santé et la possibilité pour l'animal d'exprimer son comportement naturel. Au-delà de la législation qui crée certaines obligations, il y a notre approche du monde animal, notre sensibilité et notre envie de donner à l'animal toutes ses chances pour qu'il ait une bonne et belle vie à nos côtés. 

C'est louable, nécessaire, indispensable et surtout respectueux de sa sensibilité et des retours de bonheur qu'il nous procure ou encore son abnégation à vivre à nos côtés, sachant qu'il est là pour contribuer à notre alimentation, la délivrance de ses produits tout au long de sa vie avec ce cadeau ultime, sacrificiel pourrait-on dire, de nous donner sa propre chaire. Les peuples anciens pratiquaient les sacrifices rituels, ainsi ils honoraient cette vie en commun à des moments symboliques bien précis . N'oublions pas que moult civilisations ont sacrifié des êtres humains de la même façon ! 

Si la législation aujourd'hui définit le BEA, l'encadre en le réglementant, en en faisant une obligation avec responsabilité notamment au sein des élevages, il est également obligatoire pour tout citoyen détenteur d'un animal de compagnie avec des règles tout aussi strictes quant à sa détention, son usage ou la sécurité des autres citoyens. Le puçage, le tatouage d'identification, la divagation en liberté sont strictement encadrés et les contrevenants s'exposent à des amendes. Le BEA tel qu'il est légalement défini crée l'obligation de veiller à ce que son animal ne soit en aucun cas exposé à la souffrance physique comme psychologique. C'est un grand pas en avant par le regard que porte notre société sur ces animaux qui ont "envahi" nos villes, comme ceux qui peuplent nos campagnes, ne laissant plus aux agriculteurs ou aux propriétaires de gentils toutous le soin de s'inquiéter du BEA de leurs animaux. 

Dont acte, la société civile se civilise un cran de plus. Soyons-en heureux surtout pour le bénéfice de ces animaux qui partagent notre quotidien. Beaucoup de bons sentiments, des avancées multiples…mais comment faire, comment s'approprier cette notion de BEA, la faire sienne, l'extrapoler pour peut-être la dépasser, l'adapter à notre vie quotidienne, des questions, encore de questions ! Suis-je un bon maître ? Ai-je toujours bien agi envers mes animaux ? Suis-je légalement dans les clous ? Et surtout comment savoir si mon ou mes animaux sont réellement heureux ?... Enfin ! Ouf ! Une vraie question: Et lui, qu'est-ce qu'il en pense ? Ne pourrait-on pas commencer par lui poser la question ?


 - Le Bien-Être, c'est quoi pour toi ? 

- Vaste question, répond Médor, 

- Vas-y, nous t'écoutons, 

- "Le bien-être c'est comme le bonheur, tout est relatif et c'est trop différent d'un chien à un autre, ce qui est également valable pour les chevaux, comme pour les chats ou les dindons. Mais ne nous égarons pas. Les uns se contenteront d'un os à ronger et l'absence de coups de pied ou de bâton, d'autres voudront une gamelle en argent pour sucer les os de succulents volatils rôtis à la broche. C'est affaire de goût me direz-vous et je vous le concède volontiers, mais regardons de plus près ce qu'est le bonheur sinon le bien-être pour nous autres. Une gamelle pleine, un toit pour la pluie ou le froid et encore je connais de ces chiens de traîneaux qui dorment en boules dans la neige ! Brrr… cela me glace les os. Vous voyez que ce n'est pas simple. Une bonne santé passe par une bonne nourriture, adaptée à ce que nous sommes au naturel. Moi qui suis un descendant des carnivores chasseurs, un lapereau ne me fait pas peur, mon voisin le chat aime les souris qu'il croque volontiers, comme le pigeon glane le blé sur l'aire de battage. Voyez, chacun son bonheur quotidien, mais en même temps ce n'est pas si compliqué que cela. Quelques caresses au passage, une vie à vos côtés pour faire une partie du chemin qui nous a amenés sur terre, et quoi d'autre ? Ce serait déjà bien. Nous nous contentons de peu. Faites-en de même à notre égard et ce sera déjà bien." 

Merci Médor.

 Médor est un philosophe me direz-vous, mais dans cette sagesse il y a bien plus que cela, il y a un point de vue qu'il ne faudrait pas occulter. Outre le fait que d'un animal à l'autre il ne peut y avoir que des différences sauf peut-être sur une étroite plateforme commune, c'est également peut-être nous les humains qui en avons une vue biaisée de ce BEA. Et jusqu'où cherchons-nous à nous donner bonne conscience, pourquoi avoir attendu si longtemps pour nous pencher sur la question, même si elle était là, n'ergotons pas trop… Comment s'y retrouver et comment cheminer plus loin avec cette idée de bien-être ? Une fois que nous l'aurons attrapé, comment l'entretenir, le garder, faire qu'il soit une attitude commune, acquise, quotidienne sans trop d'effort dans la durée ? 


 Et puis ce n'est pas tout, car il y aura rapidement un label commercial "BEA 100% garanti" et là encore une fois les choses deviendront plus complexes. Pourquoi garantir un minimum de BEA sans en faire un argument commercial donc pécuniaire ? Une telle occasion cela ne se rate pas. Dès que l'on parle commerce, on arrondi les angles, on déroge (Glyphosate), on "moins-disant", bref on nivelle par le bas, car concilier BEA et rendement n'est pas une évidence, il y aura nécessairement des lieux où cela va coincer. Ne serait-ce que dans le monde des abattoirs, le transport, l'international (pour l'heure c'est une initiative française), quid du veau né en France engraissé en Italie ou en Espagne et qui revient en France pour faire de l'escalope: aura-t-il encore son label BEA ? Quel contrôle aurons-nous sur son voyage à l'étranger ? Vous voyez, cela n'est pas si simple et malgré toute notre bonne volonté cela risque de coincer ça et là. Et le "greenwashing" ? trouverons-nous un équivalent; BEA-washing ? 

Que cela ne nous effraie pas, il y a toujours des solutions, des filières à monter, de l'innovation, de la pédagogie, bref, du travail. Une méthode peut-être ? Des outils d'évaluation ? Des conseils avisés… Essayons d'y contribuer ! 

À suivre…

vendredi 22 octobre 2021

Un nouveau livre...

 

De quoi nos animaux nous parlent-ils ?


 

C'est une question qui revient fréquemment et qui interroge toujours les personnes qui découvrent la communication animale.

L'animal nous parle de lui, de sa vie, de son "confort" au quotidien, de sa santé comme de la nourriture trop riche ou trop abondante, de la façon dont on le regarde ou on le considère dans la famille, de son rapport aux autres animaux de la maison, de son espace vital, de sa relation privilégiée à son "maître" ou bien à une personne précise dans la famille comme son attachement à un enfant, de son besoin de liberté ou de confiance qu'on lui accorde ou pas, de son désir de paix face à des enfants trop turbulents ou son envie de courir en compagnie de son humain, de son manque de temps ou de calme pour sa méditation quotidienne, de sa possibilité à mener son chemin de vie à bon port, de vivre pleinement son karma et de pouvoir se consacrer calmement à son évolution spirituelle.

Voici un programme déjà bien chargé et de nombreux sujets de discussion pas toujours faciles à aborder.

Mais là où l'animal familier nous étonne, c'est dans sa capacité à orienter l'échange vers la vie de son humain, voire de sa famille, et des relations entre humains. Je veux parler de tout ce qui touchera aux rapports familiaux comme aux dimensions transgénérationnelles.

Ce qui est étonnant en cela c'est la capacité que possède l'animal à nous donner de l'information à un moment bien précis de notre vie. Attirer notre attention, puis orienter nos recherches vers la famille proche comme éloignée dans le temps ou l'espace.

Plutôt que de vouloir faire un catalogue des événements probables, partons de quelques exemples rencontrés dans ma pratique.[1]

 

L'animal de compagnie endosse une partie de la maladie de son humain, c'est une situation assez fréquente et répertoriée, les témoignages ne manquent pas.



[1] Les cas sont des reconstitutions et n'entament en rien la confidentialité ou le travail fait auprès des personnes comme des animaux.


samedi 23 janvier 2021

les médecines naturelles victimes d’une stratégie sanitaire paradoxale

 

Antibiorésistance animale : les médecines naturelles victimes d’une stratégie sanitaire paradoxale

Caroline Pelé  rédigé le 15 janvier 2021 à 14h48

Alternative santé.fr

 L

imitez au maximum les antibiotiques et privilégiez les traitements alternatifs : c’est le message officiel adressé aux éleveurs et vétérinaires depuis une dizaine d’années. Seulement voilà, s’ils utilisent des médecines douces pour soigner les animaux, ils sont souvent « hors la loi » au niveau réglementaire. Une situation absurde au moment où la lutte contre l’antibiorésistance n’a jamais été aussi urgente.

S’il fallait encore démontrer le lien entre antibiorésistance animale et humaine, l’histoire de la bactérie Salmonella en serait un exemple flagrant. En effet, les chercheurs de l’Institut Pasteur ont prouvé que si la Salmonelle résiste aujourd’hui à l’ampicilline (antibiotique utilisé en santé humaine), c’est à cause d’antibiotiques donnés largement au bétail dans les années 1950.

L'antibiothérapie animale, facteur d'antibiorésitance chez l'humain.

Ils ont analysé des souches très anciennes de salmonelle, qui se sont révélées résistantes à l’ampicilline alors même que celle-ci n’était pas encore commercialisée pour l’homme... Pour expliquer cet anachronisme apparent, les chercheurs ont fait le lien avec la pénicilline distribuée régulièrement voici 70 ans aux bœufs et vaches en Amérique du Nord et en Europe pour les faire grossir. Ce qui a pu « favoriser la propagation de gènes de résistance chez l’homme » avance l’étude. Cette découverte a accentué encore l’urgence de la lutte contre la résistance aux antibiotiques, sachant que celle-ci cause chaque année 25 000 décès en Europe.

Les agences sanitaires pressent médecins et vétérinaires de limiter au maximum le recours à ces molécules. Réduire leur usage dans les élevages, c’est l’objectif des plans Ecoantibio lancés depuis 2012. Une mission en bonne voie puisqu’en 2018, les éleveurs avaient baissé leur consommation d’antibiotiques de 45% en huit ans. Pour cela, ils ont dû trouver des traitements alternatifs comme l’homéopathie, la phyto-aromathérapie ou l’acupuncture. Paradoxe de l’histoire, les médecines par les plantes sont à la fois encouragées en santé vétérinaire par les agences sanitaires et sanctionnées par la réglementation. Résultat, éleveurs et vétérinaires travaillent au quotidien sur le fil de la légalité.

 

 

Description : cône alerte

 

vendredi 30 octobre 2020

Le loup dans le monde

 

Le loup n'est plus une espèce protégée aux États-Unis

AFP, publié le jeudi 29 octobre 2020 à 20h54

"L'administration de Donald Trump a confirmé jeudi que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux États-Unis, révoquant une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés."

 

L'administration Trump a tranché en faveur des éleveurs...et des chasseurs.

La population de loup aux EA est estimée à 6000 individus.


lundi 31 août 2020

Écologie ? Vague verte dites-vous ?

 

Un ours tué par balle dans les Pyrénées et l'État qui met 2 M€ sur la table de l'indemnisation pour cet été.

C'est le grand écart qui règne en permanence entre une biodiversité restaurée (ou en cours de restauration ?) et la vie pastorale des montagnes françaises. Le loup, l'ours et dans certaines régions le vautour sont les principaux prédateurs à l'œuvre.

Cette présence du prédateur rebat les cartes maintenant depuis plus de trente ans et aucune solution ne se pointe à l'horizon, pire peut-être, les positions en oppositions se durcissent et le "dialogue" s'éloigne de plus en plus, s'il a d'ailleurs existé un jour !

Hors de ce constat il faut maintenant nous interroger sur ce fameux "plus comme avant" qu'aurait instauré le confinement et cette mise en confrontation de nos contemporains avec une "vie" (sous la forme d'un virus) qui nous échappe encore malgré notre progrès et notre technologie.

C'est là peut-être que notre relation au monde animal doit faire le plus de progrès et surtout changer de paradigme, de vision globale, de cosmovision comme j'aime à le dire.

Eh oui, c'est notre vision du monde et nos relations à celui-ci qui doivent évoluer sérieusement. L'homme d'aujourd'hui se sent encore le plus fort face à la "nature", mais en même temps il perd sérieusement du terrain face à elle (raz de marée, tsunamis, tremblement de terre, incendies gigantesques, sécheresse, ouragans, inondations ponctuelles à répétition, etc.) et malheureusement la liste des destructions est longue.

L'animal comme nous subit ces dommages (les animaux morts par le feu en Australie sont innombrables), le végétal également et c'est un sérieux problème que nous devons de plus en plus prendre en compte, car c'est la ressource alimentaire principale du monde animal et pour une grande part notre propre ressource alimentaire.

C'est comme si nous étions pris entre deux feux, la dérégulation climatique et l'organisation de notre monde.

Pourquoi parler de tout cela en regard du sujet autour de la prédation ?

Et bien, "redresser" la biodiversité animale fait partie des options que l'humanité a choisies pour lutter contre cette dérégulation climatique, ce n'est pas la seule, mais elle en fait partie, parce qu'elle semble à notre portée immédiate. Si nous réussissons sur ce plan-là, nous aurions une base pour continuer dans d'autres domaines: abandon des engrais, pesticides et autres toxiques, etc.

 Mais vous savez ce qu'il en est également sur ce plan !

Bref, nous avons du chemin à faire. Notre incapacité humaine (et contemporaine) à affronter ces changements nous projette violemment face au même problème: concilier le prédateur et ses proies potentielles qui sont des ressources pour l'humain et comment partager nos territoires tout en les protégeant ou tout du moins en en garantissant la jouissance pastorale comme ludique (usages divers de la montagne).

J'en reviens à l'exemplarité que pourrait être la vie en commun sur un espace commun, reste à définir cet espace et les limites acceptables de la vie commune. C'est d'ailleurs une problématique que l'on rencontre dans d'autres espaces comme ceux des banlieues où l'on a progressivement cantonné les humains les plus pauvres, et c'est un phénomène mondial (favelas, quartiers excentrés des grandes villes africaines ou d'Asie, etc.).

Je n'ai toujours pas abordé le côté économique de cette situation de crise du vivre en commun, mais il fait partie des facteurs qui doivent eux aussi évoluer, comme le partage des richesses qui est souvent corrélé à ce partage de territoire.

 

Nous reviendrons une prochaine fois à la proie et le prédateur puis-ce que c'est une clef du vivre en commun qu'illustre chaque jour le monde animal.

À suivre…

 

vendredi 17 juillet 2020

Ours et montagne


Ours: randonnée interdite, estives sous haute surveillance à Ustou
L'ours devient la vedette de cet été avec la mort par balle de l'un d'entre eux et des attaques à répétition dans le même secteur. Maire et préfète ont décidé de fermer la montagne aux randonneurs.
"La bergère s'est trouvée en danger, les agents effaroucheurs de l'OFB (Office français de la biodiversité) ont eu beaucoup de mal à les repousser, ils n'y sont pas arrivés, d'ailleurs",
Cette opération n'a pas permis "de mettre en fuite" un groupe de quatre plantigrades, "une ourse accompagnée de deux oursons et un ours mâle subadulte" qui séjournent dans le secteur, a précisé la préfecture. 

lundi 6 juillet 2020

Bien-être animal


Extrait d'un article publié par Alliance ELIANT.

Bien-être animal
Nos aïeux ont apprivoisé des animaux, les ont domestiqués, soignés et intégrés dans les écosystèmes agricoles. Ils faisaient jusqu'à un certain point partie de la famille et les deux profitaient mutuellement l'un de l'autre. Depuis qu'ils sont considérés comme des choses, comme des marchandises, la plus grande partie des animaux de l'agriculture vit dans des élevages de masse. Parqués dans les espaces les plus petits possibles, sans accès à l'air libre et souvent nourris sans tenir compte des besoins des différentes espèces parce qu'il faut faire le meilleur marché possible, ils endurent une existence indigne. Et il faut utiliser des tonnes d'antibiotiques pour que les animaux qui vivent dans ces conditions ne meurent pas de maladies, voir «Résistances aux antibiotiques». Car ce n'est qu'à ce prix que le consommateur peut se permettre de manger tous les jours de la viande bon marché – toutefois sans réaliser qu'elle n'est pas saine et que la production animale de masse nuit au climat.
Nous pouvons faire tout de suite les premiers pas: préférer les produits biologiques et régionaux ainsi que la viande provenant d'élevages respectueux des animaux – en la payant plus cher et en en consommant moins. Cela nous permet en effet de ménager le climat, de favoriser la production animale respectueuse des animaux et d'assumer nos responsabilités citoyennes à l'égard de la Terre et de ses créatures.

Retrouver le texte intégral:
Covid: Quelques points frappants;
OÙ EN SOMMES-NOUS?
QUE POUVONS-NOUS FAIRE?