jeudi 31 janvier 2019

Collectif loup y es-tu ?

                                                                


        
Collectif pour une relation renouvelée
et apaisée entre l'être humain et le loup.
                                                                                             

loup y es-tu?


   Le loup est de nouveau présent en France, depuis les années 90. Les écologistes se réjouissent de voir ainsi un peu de  biodiversité se restaurer, alors que 30% ce celle –ci  a disparu au cours des 30 dernières années selon des études récentes. Certains  éleveurs sont inquiets de cette présence, et meurtris lorsque le loup fait des ravages dans leurs troupeaux.
  
   Des jugements péremptoires ou hâtifs, souvent portés sous le coup d’émotions, car certains intérêts vitaux sont en jeu, animent le débat actuel autour du loup. Deux camps, les pour / les contre rivalisent d’arguments, de calculs, de prescriptions avec l’impossibilité de se rencontrer en restant sur  ces plans alimentés de passions. Et pendant ce temps, le loup ne se rencontre pas non plus. Il est un intrus ou bien un faire-valoir selon le regard qu’on lui porte. Regard toutefois furtif car le loup reste distant, ne se laisse pas côtoyer avec facilité. Regard donc déformé par les suppositions dues à l’ignorance devant l’énigme de sa présence.

   Le collectif «  loup y es-tu ? » est né cet été dans la Drôme lors d’une rencontre entre diverses personnes, dont des membres de l’Université du Vivant. Il se  propose, au-delà d’un antagonisme réducteur, d’ouvrir un espace de connaissance et de dialogue différent, en donnant la parole aux discrets que les arguments actuels ne convainquent pas. Nombre de citoyens, éleveurs souvent, ont l’intuition qu’une vraie rencontre avec le loup est possible. Une rencontre pour dépasser les positions simplifiées et catégoriques et pour faire place à l’intrus dans le dialogue, car il a sans doute quelque chose à dire, à apporter pour enrichir notre communauté de vie qu’est un territoire.
 Les dégâts ? Oui bien sûr, comme ceux des adventices concurrentes des cultures. Mais on sait aussi que les mauvaises herbes savent se tenir et enseignent le cultivateur sur sa terre.

  
Considérer l’être du loup, c’est se laisser atteindre par ce qu’il a à nous dire, soit de façon déductive par les faits, soit de façon intuitive par la communication animale. Rencontrer le loup, l’interroger, le respecter est une voie pour la cohabitation  et au-delà pour une coévolution à vivre ensemble.

Le collectif loup y-es-tu est un espace nouveau, lieu de parole pour les acteurs concernés qui vivent la présence du loup et ne se reconnaissent pas dans la dualité habituelle ; les témoignages sont bienvenus, pour emplir, élargir la vision partielle que nous nous faisons du loup. Nous organisons à l’automne une journée de rencontre de personnes, éleveurs, citoyens désireux de partager, voire de se dépasser pour faire émerger une intelligence collective, riche de points de vue divers à travers des personnes, éleveurs, citoyens, désireux de contribuer à une rencontre sereine du loup... et lui faire savoir ?

  Le texte ci-dessous  porte les questionnements d’un éleveur d’une région habitée par le loup.
Pas de réponses simples, mais des hypothèses, une curiosité humble, une attention à ce qui advient : une approche de l’homme par le loup, une intrusion parfois, dramatique quelquefois. En tous cas la certitude d’avoir à faire à un être, scrutateur mais distant, pourvu de « personnalité ».

Pour témoigner ou pour participer au collectif « loup y es-tu ?» : loup-y-es-tu@lilo.org




Loup y es-tu ?

« Oui, qu’on l’accepte ou non, tu es de nouveau parmi nous, là où nous vivons et travaillons !

Que fais-tu?
   Tu recolonises dans un flux migratoire des territoires que tu as autrefois arpentés. Tu perturbes nos modes d’élevage, notre pastoralisme.
Ta présence nous  re questionne sur la place et le rôle de chaque être vivant, sur  notre lien à la nature, parfois absent, parfois fusionnel.  Tu perturbes et mets à mal nos modes de penser, de prévoir, d’agir avec le vivant.

 Que dis-tu?
   Tu ne dis rien ! Tu es une énigme, et ton retour pose question. Ton retour et ta présence signifient-ils que nous humains avons créé et laissé un vide dans la nature, vide que tu serais venu combler? Qu’ayant voulu nous passer de toi,  nous n’avons pas  su prendre ta part dans la geste de la Vie?

Et finalement, Loup, qui es-tu?
 Un alter ego de l’être humain ?  Comme l’être humain, par tes hautes capacités d’adaptation et de déplacement, ta présence sur Terre est universelle, des pôles  à l’équateur.
 Liberté, autonomie, pratiques de solidarité, hiérarchie au sein de la meute, tu montres toutes sortes de qualités ou comportements  qui renvoient à des aspirations, mais aussi à des dérives humaines.

  La victime ciblée par les  fantasmes de tout ce que l’humain trouve de bestial en lui-même? Et pourtant ce sont les loups enragés, qui ont nourri par leurs actes la peur et la vision maléfique qui leur sont attribuées. 

   Un révélateur des profondes ruptures et des dysfonctionnements importants dans les pratiques actuelles de l’élevage et du pastoralisme, la spécialisation des territoires, des fermes et des races ayant créé d’importants déséquilibres en plaine, en coteau et en montagne? Es-tu  la goutte d’eau qui  fait déborder le vase des éleveurs ? Tu as bon dos et tu apparais comme le bouc émissaire des difficultés et impasses de l’élevage contemporain dominé par une conception matérialiste, normative, et industrielle de la production de viande. Ne nous trompons pas de cible, tu nous donnes l’occasion de reconsidérer l’élevage, renouveler nos liens aux animaux domestiques et sauvages.

   Un régulateur des dynamiques de la vie dans la nature et, in fine, un protecteur et garant des équilibres écologiques et biologiques, en tant que sommet de la pyramide de prédation : concurrent des chasseurs, mais aussi supplétif de l’être humain pour le contrôle des populations d’ongulés sauvages notamment cerfs, chevreuils, sangliers ?*

   Et alors, peut-être un allié en puissance?

   Toi  qui reviens habiter nos territoires, tu es peut-être différent du loup que nous avons sociétalement chassé il y a quelques générations de nos espaces, de notre imaginaire et de notre vie ? Comment s’ouvrir à ton point de vue actuel, sans te considérer ni comme un bien à sauvegarder, ni comme un ennemi à abattre, (ni sacré ni massacré !) pour parvenir à vivre ensemble en bonne intelligence ? »

Stéphane Cozon, ancien paysan et éleveur dans la Drôme

* Sortant de leur milieu usuel du fait d’une trop forte pression démographique et d’une déprise agricole déjà ancienne, ils causent aujourd’hui d’énormes dégâts aux activités humaines.

mercredi 30 janvier 2019

Le triangle vertueux de l'utilisation de la communication animale.


Le triangle vertueux de l'utilisation de la communication animale.
 

Entre deux mondes
Technique de communication
Recueillir l'information
Poser les bonnes questions
Développer ma méthode personnelle
Communication Animale 
(pendule, baguettes, kinésiologie, test musculaire, etc.…)

Monde animal
Connaissance "réelle" du monde animal
Approfondir ma connaissance
Orienter ma formation
 Monde humain
Action
Le traitement de l'information
Ma boite à outils
Mes capacités à agir, me former selon mes besoins.


Le principe est que chaque élément enrichit les deux autres.
Une meilleure connaissance du monde animal déclenche des questions plus pertinentes, et si j'affine mes questions j'aurais des "solutions" plus précises et efficaces.
Plus je maitriserais les outils dans ma "boite", plus je serais en mesure de poser des questions en référence à l'un de ces outils (cf: alimentation, homéopathie, thérapie manuelle, etc.) et cela rejaillira sur ma connaissance du monde animal.
Je peux également déterminer quel est l'outil qui me fait défaut pour résoudre un problème maintenant qu'il est identifié, donc je peux orienter ma recherche de partenaire ou de formation complémentaire.
Les résultats positifs de mes actions renforcent ma connaissance de mon animal et me donnent de l'assurance dans mes communications.
Etc…
On peut humainement penser que cet enrichissement a une fin. La principale vertu de ce triangle étant que je suis moi l'humain au centre du triangle, que cela me concerne totalement et que la limite, ce serait ma faculté à pro-gresser, à apprendre.
C'est exact, mais il y a dans ce système le fait que l'animal lui aussi progresse, il s'approprie également des connaissances, qu'il est apte à transmettre à sa descendance. Nous l'avons déjà constaté pour d'autres expériences au sein du troupeau.
L'effet est donc amplifié, non pas à l'infini, mais il faut en tenir compte.
Lorsque vous avez totalement intégré une pratique, vous constatez que vous vous affranchissez du protocole, une simple pensée suffit pour que les choses arrivent. Le geste est intégré et il devient machinal. La com-munication animale n'échappe pas à cette évolution, le dialogue est immédiat entre vous et l'animal, il n'y a plus de protocole et même parfois vous connaissez la réponse avant d'avoir formulé d'une quelconque façon la question.
Cela devient une seconde nature pour vous.
Connaissance/question/action s'enchainent spontanément, car elles dialo-guent entre elles dès que votre œil a repéré un dysfonctionnement ou que vous avez senti que l'animal qui passe près de vous a besoin de cette attention qui vous est devenue naturelle.

lundi 29 octobre 2018

Quelques considérations sur la communication animale dans le débat médiatique.



La pratique de la communication animale nous enseigne que la modestie et l'humilité doivent toujours être au cœur de notre pratique. Il n'y a rien de "surnaturel" dans cette pratique et elle devrait toujours nous conduire à la découverte, parfois même à l'émerveillement devant tellement de vérité et de conscience en provenance de ceux avec qui nous "dialoguons".
La plus grande difficulté réside dans notre vision du monde animal. Elle est pétrie d'anthropomorphisme, ce faux-ami qui nous occulte bien trop souvent la réalité. La notion même de "monde sauvage" dans notre société se bornant aux documentaires animaliers où le lion dévore la gazelle et où l'éléphant déplace placidement son imposante carcasse. Quand ce n'est pas la triste image du rhinocéros, braconné pour sa corne.

C'est en partie le résultat de longs siècles de domination et de détachement de ce monde que nous avons relégué loin de nous, citadins, ou alors que nous avons abandonnés au monde agricole, qui lui c'est développé vers un modèle économique libéral dominant.
Aujourd'hui l'animal de compagnie est devenu la référence pour la majorité de nos concitoyens, l'autre confrontation au monde animale se déroulant dans nos assiettes. 
 
Aujourd'hui l'animal de compagnie est devenu la référence pour la majorité de nos concitoyens, l'autre confrontation au monde animale se déroulant dans nos assiettes. D'où peut-être une certaine confusion entre l'animal familier qui partage notre vie quotidienne et celui élevé loin de nous, vis-à-vis duquel nous n'avons que peu de connaissance, sauf quand un scandale sanitaire éclate, ou une escroquerie à la traçabilité ou encore, une dénonciation virulente de pratiques d'abatage honteuses. Les conditions de l'élevage des poules étant l'archétype de ce que peut produire notre civilisation industrielle-moderne.


Garder la tête froide face à ce maelstrom d'informations est un exercice de plus en plus difficile.
Placer la communication animale au cœur de ce contexte demande une certaine retenue, du doigté et une bonne dose de psychologie.
Le but n'est ni d'asséner des vérités en provenance de nos contacts avec le monde animal ni de donner des leçons aux défenseurs sincères de cette cause. Nous devons leur rendre grâce d'avoir amené le débat sur la place publique, même si la sur-médiatisation de notre société n'est malheureusement pas toujours un facteur d'harmonisation des consciences, car les extrêmes sont les championnes du tambour médiatique. Deux protagonistes qui s'écharpent sur un plateau de télé font un bruit médiatique porteur pour le diffuseur, nous ne sommes pas loin des jeux du cirque.
Ce n'est pas le débat serein que mérite cette cause animale, qui au passage nous devrions le rappeler, n'est la propriété de personne !
Mais revenons à la communication animale qui ne se fait guère entendre dans ce débat. Et pourtant, ce serait une source inépuisable de découvertes pour nombre de nos contemporains.
L'heure n'est pas encore venue, l'expérience doit continuer pour être prête au rendez-vous du futur.

jeudi 11 octobre 2018

Les caprins et le paysage


La fermeture des espaces par une déprise des troupeaux par un recul du pastoralisme est un phénomène bien connu. Chez nous, le loup dans certaines régions contribue à cette déprise.
L'ouverture des espaces par les troupeaux d'ovins et de caprins, mais aussi les bovins, est essentielle à nos paysages et a une bonne gestion de la montagne. 


Contre les incendies, les chèvres "sapeurs" au secours des forêts portugaises
AFP, publié le jeudi 11 octobre 2018 à 08h31
Des bruyères arrachées, un genêt dépouillé, des plantes et arbustes vite effeuillés: les chèvres de Fernando Moura dévorent la végétation du plus important massif montagneux du Portugal pour lutter contre les feux de forêt comme ceux qui ont fait plus d'une centaine de morts en 2017.
Ce berger de 49 ans et son troupeau de 370 chèvres "sapeurs" font partie d'un projet-pilote lancé en mars par le gouvernement portugais pour défricher les zones de maquis afin d'éviter, en cas d'incendie, que les flammes ne se propagent d'une zone boisée à une autre.
"Autrefois, il n'y avait pas tous ces incendies. Il y avait des milliers d'animaux qui nettoyaient en broutant. Et des bergers comme moi, il y en avait des centaines", dit-il à l'AFP. "Aujourd'hui, je suis pratiquement le dernier."
Pour les cinq prochaines années, les chèvres de Fernando ont une mission spéciale: sillonner les flancs de la Serra da Estrela, dans le centre du pays, pour nettoyer une cinquantaine d'hectares de broussailles et créer des pare-feux naturels.
A travers le Portugal, ils sont une quarantaine de chevriers à mettre en œuvre ce projet. "C'est la méthode la plus naturelle et la plus économique", explique Antonio Borges, cadre de l'Institut pour la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF).
Capables d'accéder aux terrains les plus escarpés et rocheux, les chèvres sont plus efficaces que ne le seraient des bulldozers ou des hommes équipés de débroussailleuses.
- Villages "à l'abandon" -
A l'aube, chaque jour de l'année, M. Moura arpente les crêtes du parc naturel de la Serra da Estrela, sur les plus hautes cimes du territoire continental portugais.
D'un pas sûr et rapide malgré le dénivelé, épais bâton en main, cet homme trapu conduit son bétail à l'aide de cris et de sifflements perfectionnés au cours de toute une vie dans la montagne. 

Pour ce travail, il touchera 125 euros par hectare nettoyé la première année, puis 25 les quatre années suivantes. Un petit supplément de revenus pour cet homme qui vit du lait, des fromages et de la viande de ses chèvres.
"Fernando est avec son troupeau depuis toujours, il est très heureux d'être encouragé à maintenir son activité", assure Antonio Borges, en soulignant l'important "rôle de vigilance" des bergers dans la lutte contre les incendies.
L'ICNF table sur des résultats visibles rapidement, mais l'efficacité du projet des chèvres "sapeurs" ne pourra être réellement mesurée qu'à son terme, au bout de cinq ans.
Fernando Moura reste lucide sur l'état des forêts portugaises. "Il y a beaucoup de végétation laissée à l'abandon près de nos villages", déplore-t-il, assis sur un énorme rocher de granit dominant les pentes.
Dans les régions vallonnées de l'intérieur du Portugal, l'exode rural a été particulièrement intense. Bien souvent, seules restent les personnes âgées dans des villages isolés. Les champs et les pâturages ne sont plus exploités et les forêts sont délaissées, devant des proies faciles pour les flammes.
- "Travail de longue haleine" -
Après les incendies meurtriers de l'an dernier, qui avaient fait plus de 100 morts dans le centre du Portugal, cet été a été beaucoup plus calme, avec une surface calcinée en baisse de 60% par rapport à la moyenne des dix dernières années, 40% de départs de feux en moins et aucun mort à déplorer.
"Le Portugal reste très vulnérable", prévient toutefois Tiago Oliveira, placé par le gouvernement à la tête d'une équipe d'experts chargée de reformuler le dispositif de prévention et de lutte contre les feux de forêt.
"Les nouvelles initiatives de gestion forestière vont mettre des dizaines d'années à produire des résultats, c'est un travail de longue haleine", dit-il au sujet du projet des chèvres "sapeurs".
Pour Fernando Moura, qui ramène son troupeau rassasié dans un enclos encastré au milieu d'imposants rochers, la nuit tombe, lui accordant un peu de répit. Il laissera ses chèvres pour la nuit, ira dormir avec ses chiens non loin de là. Et demain, reprendra sa tâche harassante qu'il accepte pourtant avec entrain, avant de rapporter le lait à son épouse, pour qu'elle fabrique les fromages.
"Mes chèvres, je les aime vraiment beaucoup, c'est moi qui ai créé ce troupeau. J'ai essayé de travailler dans une usine mais je n'ai pas réussi", confie-t-il. "Je ne pouvais pas abandonner mes chèvres."

lundi 25 juin 2018

les loups de tchernobyl

Un article à lire sur:

"Les chiens errants que l'on croise partout à Tchernobyl -des postes de contrôle aux casernes de pompiers- semblent habitués à leur vie sauvage, mais leur quotidien est plein de dangers, observe Nadia Apolonova, la représentante du CFF en Ukraine.
Selon elle, leur espérance de vie ne dépasse pas cinq ans.
Hormis les radiations, dont l'impact reste difficile à évaluer, les chiens souffrent des hivers durs, de maladies et... des loups qui errent dans la zone d'exclusion devenue une gigantesque réserve biologique.
Ces prédateurs sont responsables d'un tiers des décès de chiens de Tchernobyl au cours des cinq dernières années, souligne Mme Apolonova."

Nous avons beaucoup à apprendre de cette zone d'exclusion où la biodiversité est florissante et manifestement assez bien adaptée à la situation.
À suivre...

lundi 30 avril 2018

La vache comme le dernier "gros" mammifère ?

BFMTV, publié le samedi 28 avril 2018 à 20h29 

Une étude publiée dans "Science" par des chercheurs américains lie le rétrécissement de la taille des mammifères à l'expansion humaine sur Terre. D'ici 200 ans, les plus gros mammifères de la planète pourraient être les vaches domestiques avec leurs 900 kg.
Cette extinction aurait commencé il y a 125 000 ans.

Etre imposant est un avantage comparatif qui a le revers de sa médaille. Cette règle vaut pour presque tous les animaux à l'exception notable des hominidés. Une étude publiée dans la revue scientifique Science montre que la mégafaune, soit plus simplement les animaux les plus gros, sont voués à une rapide disparition. Résultat, la vache de nos prairies pourrait d'ici à 200 ans dominer à l'insu de son plein gré, par sa taille, l'ordre des mammifères. Et qui, d'après vous, pourrait bien se trouver à l'origine de ces "pertes taxonomiques" ?

La Terre n'en est pas à la première grande extinction animale. Les dinosaures dont la taille est légendaire en ont fait les frais, il y quelque 66 millions d'années. Celle en cours, qui a pour particularité d'être causée par les humains, est souvent désignée comme la sixième grande extinction de masse. Les grands animaux laissent place aux plus petits. "L'humain est présent partout et il est de plus en plus nombreux. Il intervient en surexploitant, on chasse ou on pêche trop. Il intervient en détruisant des écosystèmes, on construite de villes, par exemple. Il intervient en disséminant tout partout, il introduit des espèces invasives", constate Gilles Bœuf, ancien directeur du Muséum d'histoire naturelle.

L'étude explique que : "Depuis la fin du Pléistocène, des mammifères de grande taille ont été extirpés de la majeure partie de la Terre. Bien que tous les continents habitables ont abrité autrefois des mammifères géants, les quelques espèces restantes sont en grande partie confinées à l'Afrique". La grande extinction de l'holocène est-elle liée au réchauffement climatique ? Pas directement, pointe l'étude. En revanche cette disparition des grands mammifères aura des répercussions sur des espèces animales de taille plus modeste. Et à terme, elle aura une répercussion sur le réchauffement climatique lui-même.

mardi 27 mars 2018

L'abeille symbole de la lutte pour la biodiversité

AFP, publié le mardi 27 mars 2018 à 13h18 
Extrait:
"Plus d'une centaine de députés et de sénateurs ont exigé mardi une application stricte de l'interdiction des néonicotinoïdes à partir de cet automne, en limitant au maximum les dérogations, et une meilleure traçabilité pour le miel.
Réunis dans un comité de soutien à l'abeille et aux apiculteurs, ces 135 élus entendent soutenir la filière apicole, qui emploie environ 100.000 personnes en France, et protéger les abeilles, alors que la production nationale a été divisée par trois entre 1995 et 2016 et que les importations ont augmenté d'autant.
"Pour nous, les choses sont claires, c'est le moins de dérogations possibles", a expliqué la députée Delphine Batho lors d'une conférence de presse.
La loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l'interdiction des néonicotinoïdes en France à partir du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020. 
Ces substances s'attaquent au système nerveux des insectes, désorientent les pollinisateurs, contribuant au déclin spectaculaire des colonies d'abeilles. Elles touchent aussi des invertébrés terrestres et aquatiques et persistent dans l'eau et les sols..."

Plus loin dans l'article:
"Si on peut se réjouir d'une véritable prise de conscience sur la question climatique, on a vraiment laissé la biodiversité sur le bord du chemin dans nos priorités", a déploré Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), alors qu'une étude récente fait état d'un déclin "vertigineux" des oiseaux de campagne. "Il n'y a qu'une ambassadrice qui réveille un peu nos consciences, c'est l'abeille", a-t-il souligné."

La lutte contre l'agrochimie semble être un parcours des dupes, lois, recommandations, interdictions... rien n'y fait, le poids de l'argent fou est insurmontable même pour les états.
À suivre...